Le hamster commun

Ses origines

Le hamster doré est un rongeur de petite taille provenant des régions subdésertiques de Syrie et d’Europe orientale.

Son poil est très doux et ses yeux sont très noirs. Son museau qui tremble toujours est orné de longs poils. Si à première, il peut nous faire penser à une souris, il ressemble bien plus en fait au chinchilla.
Son poids est de 120 g, il est peu exigeant et très propre. Ce sont là dé bonnes raisons de vous conseiller vivement ce petit rongeur, que vous apprécierez à sa juste valeur quand il fera partie intégrante de votre maisonnée. Souvent on choisit un hamster parce qu’on ne veut pas s’embarrasser d’un chat ou d’un chien qui demandent beaucoup
de soins et d’attention. Mais sitôt chez vous, cet animal «de remplacement» deviendra un bon compagnon, bien plus intelligent que vous ne le pensiez. Il est petit, doux et fort tendre: que peut-il avoir de plus pour se faire aimer des enfants? Savez-vous qu’on l’appelle «jouet vivant»?
Le petit rongeur connu sous le nom de hamster s’appelle en fait Mesocricetus auratus ou hamster doré. Il appartient à la sous-famille des Cricétidés et il ne faut pas le confondre avec son plus proche parent, le Cricetus cricetus qui est plus gros et plus grand, et qui est doté d’un caractère irascible et d’un tempérament batailleur.
Approfondissons nos connaissances de ces deux petits animaux.

Le Cricetus cricetus

Le hamster commun, de son vrai nom Cricetus cricetus est le plus connu parmi les petits mammifères sauvages d’Europe.
Déjà, à la fin du XVIIIe siècle, des études furent publiées sur son anatomie, son comportement et ses moeurs, études qui furent reprises en 1963.
Le hamster commun est très connu en Allemagne où il jouit d’une grande popularité, qui n’est d’ailleurs pas toujours positive: il ravage les cultures, de préférence les champs de blé. Par analogie, les hommes avides d’argent et accapareurs sont désignés sous le nom de Hamstere.
Le Cricetus cricetus pèse de 400 à 500 g et mesure de 21 à 31 cm. Le pelage, multicolore, très beau: la tête est rouge marron et le dos, rougeâtre. Le ventre, clair, contraste avec le reste du corps, contraste qui se remarque surtout quand l’animal se dresse sur ses pattes postérieures.
L’on rencontre aussi des Cricetus cricetus qui sont complètement noirs ainsi que des albinos aux yeux rouges; d’autres ont le pelage entièrement clair.
La tête est pointue, les oreilles, rondes et membraneuses, sont de grandeur moyenne; les yeux sont grands et noirs. Le museau, obtus, est couvert de longs poils. Les bajoues permettent à I’animal d’accumuler une petite réserve de nourriture.
Les dents sont affilées, et les molaires sont disposées sur deuxrângées. Les pattes postérieures ont cinq doigts alors que les pattes antérieures n’en ont que quatre. Quand il court, il semble frôler le sol car ses extrémités sont très courtes. La queue n’est pas très poilue.
Le hamster commun vit dans des régions de plaines où se trouvent des cultures de trèfle rouge et des herbes médicinales. Ces régions sont idéales pour construire des terriers car les racines servent de soutien, protègent les entrées et les tiennent à l’abri des dommages que peuvent causer les pluies et les tempêtes. L’herbe, poussant rapidement, lui fournit une alimentation riche en vitamines et excellente au goût aussi bien au printemps qu’en automne, saisons où les autres aliments se font rares.
Le hamster commun creuse son terrier plus ou moins profondément selon les saisons de l’année. En été, le terrier est à environ 50 cm de profondeur et n’a qu’un seul étage; le fond est couvert de tiges d’herbe. Le terrier est composé de deux «pièces»: l’une qui lui sert de magasin où il emmagasine des aliments et l’autre qui lui sert à faire ses besoins. Il existe évidemment plusieurs entrées et sorties de secours qui communiquent avec son terrier.
Les terriers d’hiver sont creusés à environ deux mètres de profondeur et toutes les parois du nid sont doublées et ont des magasins larges et remplis de nourriture. La taille de la galerie et de la cage qui dépendent de l’âge et de la corpulence du hamster commun.
Le hamster commun a une vie nocturne et, dès que le crépuscule tombe, il se met à la recherche de sa nourriture dans les champs de céréales. Il s’assied sur ses pattes postérieures, plie avec ses pattes antérieures les épis qu’il casse avec les dents et qu’il engrange dans ses abajoues: il peut ainsi accumuler jusqu’à 100 g d’aliments! Par temps sec, il ne ramassera que des grains; si, au contraire, il fait humide, il emportera tout l’épi. Quand il en aura terminé avec le ramassage, il rentrera dans son terrier pour y déposer les graines et tout ce qu’il a récolté pour enrichir ses réserves d’hiver. Des recherches ont été faites et l’on a pu trouver, dans un seul terrier, près de dix kilos de diverses graines; pensez au travail accompli…
Le hamster commun étant omnivore, il peut s’approvisionner à d’autres sources et, parmi les aliments de type animal, il a une préférence certaine pour les rats des champs et les vers de terre. Inutile de dire que les paysans détestent ce rongeur qui abîme les terrains cultivés en enterrant les jeunes plantes et qui coupe systématiquement
les racines qu’il rencontre sur son chemin afin de les évacuer de ses galeries, lesquelles peuvent atteindre 15 centimètres de diamètre.
À l’approche de l’hiver, le hamster commun tombe en léthargie. Il rentre dans son terrier, ferme toutes les entrées avec de la terre et quand la température de son corps, qui est normalement de 32°C, tombe à 0°C, il commence son hibernation. Il interrompt son sommeil tous les cinq à sept jours pour s’alimenter et pour faire ses besoins dans la pièce construite à cet effet.
Au début du mois de mars, il se réveillera pour de bon et reprendra sa vie normale. Le temps de se retourner, quatre semaines environ, et hop, il est prêt pour sa vie amoureuse.
Le hamster commun est un animal peu sociable et toujours prêt à se battre. Les luttes sont parfois longues et il arrive qu’il en sorte victorieux. Il est très indépendant et autonome. Ces petits animaux ne s’aiment pas: si le hasard les fait se rencontrer, ils commenceront à se renifler avec beaucoup de méfiance et devront faire des efforts pour surmonter leur antipathie.
Pendant la période des amours, le mâle envahit le territoire de la femelle et laisse des traces odorantes sur son passage — grâce à des sécrétions de glandes latérales — en se frottant à toutes les plantes. Ensuite, avec beaucoup de prudence, il se rapproche de la femelle, en la flairant, et celle-ci réagit en soufflant bruyamment et en mordant son futur partenaire; immédiatement après cet épisode, elle s’enfuit. Ce scénario peut se répéter plusieurs fois mais, à chaque nouveau «jeu», la résistance de la femelle s’affaiblit. Le mâle émet des cris ressemblant à un halètement rythmé tout en affûtant ses incisives et en émettant un bruit caractéristique.
La parade sexuelle du mâle ressemble beaucoup au rituel agressif qui entoure les luttes. Si l’enjeu n’est pas d’éliminer un adversaire récalcitrant, il s’agit bien, pour le mâle, d’établir sa supériorité psychologique. La femelle, peu impressionnée, réagit par un grincement de dents et un soufflement d’irritation. Ces rituels durent assez longtemps et ce n’est qu’après plusieurs tentatives que la femelle consent à s’accoupler. Elle ne le fera que dans son terrier afin de rester maîtresse de la situation et, après quelques jours, chassera le mâle qui la quittera sans opposer de résistance.
La gestation dure environ 20 jours. La portée compte de 4 à 18 petits. La femelle n’ayant que huit mamelles, les petits qui sont de trop ou qui montrent des signes de faiblesse sont dévorés par la mère ou mordus à mort. Les hamsters communs naissent aveugles et sans poil. Il pèsent environ 8 g. Devant un quelconque danger, la mère les transportera dans ses abajoues ou dans sa gueule. Quand les petits pourront s’éloigner du nid, elle les cachera dans un endroit à l’abri de tout danger. Elles les transportera dans sa gueule et, pendant cette «promenade», les petits deviendront très rigides et n’offriront aucune résistance.
Après une semaine, les incisives sont déjà suffisamment développées pour permettre aux petits hamsters de ronger les végétaux, mais ils sont toujours aveugles.
Après deux semaines leurs yeux se sont ouverts, et leur corps s’est recouvert d’un poil assez épais. Après trois semaines seulement, les bébés sont sevrés et sont désormais indépendants. À huit semaines ils ont terminé leur croissance.
Quels sont les ennemis du hamster commun? Ce sont d’abord les renards et les rapaces, sans oublier les chats sauvages, etc. Mais son principal ennemi reste l’homme, qui le poursuit pour sa peau et surtout à cause des dégâts qu’il cause aux cultures. Les agriculteurs s’acharneraient peut-être moins contre ce petit animal s’ils savaient qu’en se nourrissant de rats des champs et d’autres parasites, il désinfecte la campagne, et compense ainsi grandement les dégâts qu’il occasionne.
Notons qu’il existe un hamster dit «chinois» qui vit dans la partie Sud-Est de la Russie. Il est de petite taille (environ 12 cm) et de couleur grise. Il est plutôt agressif. Dans les steppes d’Asie Mineure et en Grèce, vivent des races de hamsters minuscules qui tiennent facilement dans la main.


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